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Nos industries du film et de la musique bouillonnent et notre équipe est heureuse d’être au cœur de l’action! Nous sommes ravi×es que Winnipeg accueille les prix JUNO en 2027 — on vous en dit plus sur ce que ça signifie pour la ville ci-dessous.
Les films Mike & Nick & Nick & Alice et Normal, tournés au Manitoba, ont été présentés en avant-première à SXSW plus tôt ce mois-ci. Le premier sera diffusé sur Disney Plus dès le 27 mars (demain !) et le deuxième sortira au cinéma le 17 avril. La série Little House on the Prairie de Netflix vient d’annoncer une deuxième saison avant même la diffusion de la première en juillet, et la série canadienne Acting Good vient d’annoncer une cinquième saison, dont le tournage débutera la première semaine d’avril.
L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a dévoilé le 25 mars sa liste des finalistes des prix Écrans canadiens 2026. Certains des projets nommés ont été réalisés au Manitoba, par des gens de chez nous. Voici la liste complète des projets manitobains en nomination.
MFM est fière d’appuyer le laboratoire d’apprentissage Intro to Virtual Production — Manitoba Indigenous Lab du National Screen Institute. Se déroulant les 31 mars, 1er et 2 avril au StudioLab xR, au centre-ville de Winnipeg, ce laboratoire initie les participant×es aux fondements de la production virtuelle et de la narration 3D en temps réel.
Quant à nous, la semaine dernière, nous étions à Los Angeles pour le sommet AFCI Studio Summit, et cette fin de semaine, nous serons aux JUNO à Hamilton — pour vanter les mérites de nos industries et travailler à attirer de nouveaux projets au Manitoba.
- L’équipe de Musique et film Manitoba

Grande nouvelle : Winnipeg accueillera les prix JUNO en avril 2027
Plus tôt ce mois-ci, l’Académie canadienne des arts et des sciences de l’enregistrement (ACASE) a annoncé que les prix JUNO se tiendront à Winnipeg en 2027.
Lynne Skromeda, PDG et commissaire à la cinématographie chez MFM, copréside le comité organisateur des prix JUNO 2027 avec Kenny Boyce, gestionnaire du cinéma et des événements spéciaux de la Ville de Winnipeg. En collaboration avec Winnipeg Economic Development and Tourism, la Ville de Winnipeg et le gouvernement du Manitoba, nous sommes honoré×es d’accueillir à nouveau le plus important événement de l’industrie musicale dans notre ville, pour la première fois depuis 2014.
« La ville a beaucoup grandi et changé depuis la dernière fois qu’elle a accueilli les JUNO. Les gens vont venir ici en pensant connaître Winnipeg et seront bien surpris », explique Skromeda. « Notre centre-ville s’est métamorphosé au cours des douze dernières années. Le Musée canadien des droits de la personne et le WAG-Qaumajuq n’étaient même pas encore ouverts. Notre scène gastronomique, plus que jamais, regorge de bonnes adresses. Le vrai défi sera de faire découvrir aux gens tout ce que nous avons à offrir. »
Non seulement la cérémonie des prix JUNO est le plus grand événement télévisé de l’année du secteur de la musique canadienne, mais la Semaine des JUNO fera rayonner la musique locale et donnera un coup de pouce à notre économie musicale.
Skromeda explique l’importance de cet événement : « Cet événement d’une semaine offre des perspectives exceptionnelles. Entre les vitrines du JUNOFest et le contenu pour enfants des Junior JUNOS, le public pourra découvrir une vaste diversité de genres en spectacle, avec plein d’occasions pour les talents d’ici. Toute l’industrie musicale canadienne sera réunie à Winnipeg ; c’est une occasion unique de faire rayonner les salles de spectacles et les artistes de notre province. »
Ce dimanche 29 mars, la cérémonie des prix JUNO 2026 sera diffusée en direct de Hamilton, en Ontario. Découvrez-en plus sur certain×es de nos artistes du Manitoba en lice cette année dans le Winnipeg Free Press. Plusieurs membres du Chœur de chambre du Canada, également nommé, résident aussi au Manitoba. Nous souhaitons bonne chance et félicitations à tous nos talents locaux en nomination.
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La conceptrice de costume primée, Heather Neale, nous parle du film The Long Walk et de ses sources d’inspiration
Suite à son prix décerné par la Canadian Alliance for Film and Television Costume Arts and Design (CAFTCAD) dans la catégorie de la meilleure conception de costumes d’époque au cinéma pour son travail sur le film The Long Walk, nous avons eu le plaisir de féliciter Heather pour cette réussite et de recueillir ses impressions sur son métier de conceptrice de costumes ici même, au Manitoba.
Comment êtes-vous devenue conceptrice de costumes ?
Mon parcours a commencé à l’Université du Manitoba, où j’ai obtenu mon diplôme en vêtements et textiles de la Faculté d’écologie humaine. Peu après, le cinéaste Jeff Solylo a pris une chance en m’invitant à concevoir les costumes de son film de hockey et de gangsters se déroulant dans les années 70, East of Euclid. Je n’avais alors aucune expérience du cinéma, mais la confiance de Jeff m’a ouvert les yeux sur un secteur passionnant et sur une véritable passion pour la création de personnages à travers les vêtements.
J’ai passé les années suivantes dans le milieu indépendant, en concevant pour Jeff Erbach sur The Nature of Nicholas et en collaborant avec Guy Maddin sur Night Mayor et Keyhole. Ces premiers projets m’ont permis de me former et d’intégrer ensuite des productions syndiquées par l’intermédiaire de la section locale 856 de l’IATSE. Comme beaucoup dans ce secteur, j’ai gravi tous les échelons du syndicat — de responsable du camion (costumes), superviseuse de plateau et acheteuse de costumes jusqu’à assistante conceptrice de costumes — avant de me consacrer à la conception pour des productions plus importantes. Mon ascension a été constante, fondée sur une solide éthique de travail et une véritable passion pour mon métier.
À quoi ressemble le travail dans l’industrie cinématographique du Manitoba en particulier ?
Honnêtement, travailler dans l’industrie cinématographique manitobaine a été une expérience incroyable à tous les niveaux. Dès mes débuts, Film Training Manitoba (FTM) m’a été d’une aide précieuse, en me fournissant le soutien pratique et la formation qui m’ont permis de gravir les échelons. Je suis aussi très reconnaissante envers les personnes productrices et réalisatrices locales qui m’ont fait confiance, croyant en mon sens du design et en ma capacité à diriger une équipe, souvent avec des ressources très limitées.
Après 20 ans dans ce secteur, l’équipe de Winnipeg ressemble plus à une famille qu’à des collègues. Bien sûr, travailler ici a ses particularités. Les grandes villes ont tellement de ressources à portée de main : d’innombrables agences de location, de magasins de tissus et de centres commerciaux. Au Manitoba, il faut être plus débrouillarde et savoir s’adapter. J’ai passé des années à bâtir ma propre collection de costumes pour m’assurer d’avoir exactement ce qu’il faut pour chaque histoire.
Vous avez gagné ce prix pour The Long Walk, parlez-nous de votre expérience sur ce film. Les moments forts, les moments difficiles ?
The Long Walk a été une expérience absolument extraordinaire. À première vue, les costumes semblent très simples — jeans, t-shirts et espadrilles —, mais le véritable défi a été de créer une personnalité propre à chaque personnage, puis de suivre méticuleusement l’usure de ces vêtements au fil de l’histoire. Le travail consacré au vieillissement et à la teinture des vêtements pour l’ensemble des membres de la distribution a été colossal ; ce travail constitue un élément fondamental de l’identité visuelle du film. Notre département de patine a été absolument phénoménal : il a dû « vieillir » les vêtements de manière réaliste pour refléter le monde dystopique, puis l’usure physique du voyage, s’assurant que chaque tache, chaque déchirure, paraisse authentique. Cela a nécessité une coordination et une attention aux détails considérable de la part de toute l’équipe.
Un des points forts pour moi a été l’ampleur impressionnante de la production et le plaisir de collaborer avec une équipe aussi talentueuse. Nous avions une distribution très vaste, et voir le résultat final prendre vie à l’écran a été extrêmement gratifiant.
Quant au « point négatif », c’est tout simplement une réalité du cinéma : nous avons tourné une scène de foule massive vers la fin du film avec des centaines de figurants en costume d’époque. Nous avons filmé de nuit avec des rampes à pluie, et notre département a préparé des centaines de pièces rien que pour cette séquence. Le résultat sur le plateau était incroyable, alors ce fut un peu un crève-cœur de voir que la scène n’a pas été retenue au montage final ! Malgré tout, je suis extrêmement fière du résultat. Ce prix témoigne vraiment du dévouement et du talent de toute l’équipe.
Tenez-vous compte du confort et de la facilité à porter des costumes lorsque vous les concevez ? Existe-t-il des astuces pour rendre un costume plus facile à porter ?
La sécurité et la protection sont toujours la priorité absolue, surtout face aux caprices du climat manitobain. J’envisage le « confort » sous un autre angle : je ne voudrais jamais compromettre une performance en créant un costume trop facile à porter. Pour moi, le but est l’authenticité.
Parfois, « l’inconfort » d’un costume est précisément ce dont une actrice ou un acteur a besoin pour incarner son personnage. Une grosse botte lourde peut paraître encombrante, mais elle modifie fondamentalement la démarche et la posture d’une personne, conférant à son jeu une dimension physique qui n’aurait pas été là autrement. Le poids d’un manteau de laine ou la contrainte d’un col rigide peuvent influencer la posture et l’humeur d’un personnage.
Bien sûr, nous utilisons des astuces « sournoises », comme l’ajout de couches thermiques cachées pour les tournages de nuit par -30 °C, ou l’utilisation de moleskine pour prévenir les ampoules, mais si un vêtement est un peu difficile à porter, je trouve souvent que cela aide la personne qui incarne le personnage à se sentir plus ancrée dans la réalité du monde que nous créons.
Qu’est-ce qui pourrait surprendre les gens dans votre travail ?
Je crois que les gens sont souvent surpris de voir à quel point la conception de costumes repose en réalité sur la logistique et la gestion de budget. On se fait souvent une image romantique d’une personne qui passe ses journées à dessiner de magnifiques costumes, mais, en réalité, c’est un mélange de créativité, d’organisation colossale et de résolution de problèmes.
Nous gérons de grandes équipes, coordonnons les essayages, achetons des vêtements et des tissus partout dans le monde, tout en assurant le suivi de centaines, parfois de milliers, de pièces de costume. Parallèlement, nous devons respecter un budget et faire en sorte que ces ressources couvrent l’ensemble de la production, des premiers rôles jusqu’aux scènes de foule. Pour que tout soit organisé, nous comptons sur des outils numériques qui nous aident à suivre les photos de raccord, l’inventaire et les dépenses.
Lorsqu’on voit une grande scène à l’écran avec des dizaines, voire des centaines de personnes, le département des costumes a minutieusement planifié et budgété chaque tenue. On ne se rend pas toujours compte de toute la stratégie que ça implique. Quand tout fonctionne comme il faut, le public ne remarque pas l’effort : il se laisse simplement emporter par l’histoire.
Sur quels autres projets mémorables avez-vous travaillé dans le passé ?
J’ai eu la chance de travailler sur des projets très variés, dont chacun avait ses propres défis. Goon a été génial grâce à son univers du hockey brut et survolté, tandis que Channel Zero a permis une conception vraiment troublante et imaginative. The Ice Road et Ordinary Angels restent aussi gravés dans ma mémoire ; chacun a nécessité un travail de recherche et une narration visuelle unique pour rendre les univers et les personnages authentiques.
Avez-vous un costume préféré parmi ceux que vous avez créés, quelque chose dont vous êtes particulièrement fière ?
Honnêtement, c’est difficile d’en choisir un seul, parce que je suis fière de chacun d’eux pour des raisons différentes. Derrière chaque costume se cache une histoire sur sa création : le déclic lors d’un essayage, la quête du tissu parfait et la superbe équipe qui a aidé à lui donner vie. Pour moi, la réussite d’un costume ne réside pas seulement dans son apparence sur un cintre, mais dans la façon dont il a aidé une personne à véritablement se glisser dans la peau d’un personnage.
Y a-t-il un projet auquel vous n’avez pas participé, mais qui vous a particulièrement impressionné du point de vue de la conception ?
En regardant certains films nommés aux Oscars pour la conception de costumes, celui qui m’a vraiment marqué est Hamnet. La conception des costumes par Malgosia Turzanska est d’une profondeur magnifique et reflète un travail de recherche extraordinaire. Ce que j’admire le plus, c’est le souci du détail — comme l’utilisation de textiles insolites (tissu d’écorce) et un travail du cuir tout en finesse qui reflètent l’univers des personnages sans jamais paraître ostentatoires. Un tel travail semble naturel à l’écran, mais en tant que conceptrice, je sais combien de recherche et de savoir-faire sont nécessaires pour atteindre ce degré d’authenticité. C’est ce que je m’efforce toujours d’atteindre dans mon propre travail — ce point où les costumes semblent totalement réels et approfondissent l’histoire en toute subtilité.
Qu’est-ce qui vous inspire, à part les films et la télé ?
Je puise beaucoup d’inspiration simplement en regardant les gens. J’ai toujours adoré observer comment les gens vivent réellement dans leurs vêtements — les petites marques d’usure qui apparaissent avec le temps, la façon dont quelqu’un s’approprie une pièce pour la rendre unique, ou encore, la manière d’individualiser un uniforme (ce que nous essayons souvent de faire).
Je suis aussi très inspirée par les vêtements d’époque et l’histoire. J’adore observer de vieux habits et imaginer les vies qui ont été vécues à travers eux. Les tissus, la façon dont une pièce a vieilli — tous ces détails racontent une histoire. En tant que conceptrice de costumes, je remarque constamment ces éléments et je les collectionne mentalement. Plus tard, ils finissent souvent par imprégner les personnages que je bâtis. Ce sont ces petits détails du monde réel qui donnent aux costumes un sentiment d’authenticité et une âme.
Mises à jour du Crédit d’impôt du Manitoba pour la production de films et de vidéos
Le Budget de 2026 du Manitoba renforce la position de la province parmi les endroits les plus compétitifs du Canada pour la production cinématographique. De nouvelles améliorations administratives seront apportées au Crédit d’impôt pour la production de films et de vidéos et comprendront l’introduction d’un processus de précertification obligatoire afin d’améliorer la prévisibilité et les projections, ainsi que des mesures visant à réduire les risques d’abus et de fraude et à améliorer l’administration du programme en général. Il est à noter que les changements au programme permettront également d’inclure les coûts de main-d’œuvre non résidente admissible dans les certificats anticipés d’admissibilité, offrant ainsi aux productrices et producteurs de projets qui s’étendent sur plusieurs années un accès plus rapide aux crédits d’impôt sur la main-d’œuvre non résidente admissible approuvée. Ensemble, ces mises à jour visent à améliorer l’administration, à renforcer l’intégrité du programme et à soutenir la croissance continue de l’industrie du cinéma et de la télévision du Manitoba. De plus amples détails sont attendus plus tard au cours de l’exercice financier.
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Programmes de financement cinématographique et télévisuel : ouverture le 1er avril 2026
Possibilités de partenariat
Pavillon du Canada au Marché du Film : date limite le 9 avril 2026 (via Téléfilm Canada)
Programme Talents en vue de Téléfilm Canada : ouverture du 14 au 28 avril
Atelier de formation sur le respect Safer Studios de Manitoba Music : le 15 avril
Coup de projecteur
La Canadian Society of Cinematographers (CSC) et Film Training Manitoba (FTM) lancent le premier centre de la CSC dans les Prairies. Ce centre offrira des occasions d’engagement professionnel, de perfectionnement des compétences et de formation, et sera situé au siège social de FTM, dans le quartier Exchange.

