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Direction le TIFF ! Le Festival international du film de Toronto se déroulera du 10 au 20 septembre, et notre équipe sera au rendez-vous, tout comme plusieurs d’entre vous ! Voici les détails de notre présence et les incontournables à ne pas manquer :

MFM au Pavillon de Téléfilm Canada au Marché du TIFF : le 12 septembre de 12 h 30 à 16 h. Joignez-vous à nous pour une présentation sur le tournage au Manitoba, suivie du panel « Productrices et producteurs du Manitoba au-delà des frontières : entreprises, compétences et partenariats mondiaux ». Le panel sera modéré par Joy Loewen (vice-présidente, développement de l’industrie, Fonds des médias du Canada), avec la participation de Kyle Bornais (Farpoint Films), Ian Dimerman (Inferno Pictures), Chris McIvor (Frank Digital) et Ellen Rutter (Bonus Production Services).

Notre réception annuelle sur invitation se tiendra le dimanche 13 septembre au centre-ville de Toronto.

En première :

Strong Son, de Ian Bawa, sera présenté en première le 14 septembre (découvrez l’entretien avec Ian ci-dessous !)

Le film American Hostage, réalisé au Manitoba avec Jon Hamm en vedette, sera projeté en première le vendredi 11 septembre.

La première mondiale de Ladies and Gentlemen, Brian Mulroney, du cinéaste né à Winnipeg, Matthew Rankin, aura lieu le 15 septembre.

À l’agenda :

La PDG de MFM, Lynne Skromeda, participera au panel d’Access Canada sur les coproductions interprovinciales le 15 septembre, dans le cadre du sommet Access Canada Summit.

Ande Brown participera au Trans Filmmaker Summit — le 13 septembre de 12 h 45 à 15 h au TIFF Lightbox (350, rue King Ouest).

My Only Sunshine de Jessica Landry fera partie de l’édition inaugurale de l’International Financing & Project Market (IFPM) du TIFF: The Market.

Le long-métrage Dad Can’t Skate de Tyson Caron fera partie de la délégation officielle de la GCR pour l’édition inaugurale du TIFF: The Market dans le cadre de son accélérateur pour les réalisatrices et réalisateurs lors des marchés.

Les Manitobains Sami Tesfazghi et Chris Sharpe feront partie de la délégation du Bureau de l’écran des Noirs à TIFF: The Market.

Au plaisir de vous croiser au TIFF !

 

~ De la part de l’équipe chez MFM


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Entretien avec le cinéaste Ian Bawa au sujet de Strong Son

La version long-métrage de Strong Son, adaptée par Ian Bawa d’après son court-métrage de 2020, sera présentée en première mondiale dans le cadre du programme Discovery du TIFF le mois prochain. La création d’un film exige énormément de temps, d’amour et de solidarité — ce projet est véritablement une œuvre de passion. Rencontre avec Ian pour discuter de son film, de son père et de l’origine de ce projet né sous la forme d’une « trilogie du père triste » (Sad Dad trilogy).

Strong Son aura sa première au TIFF le mois prochain. Félicitations ! D’où est venue l’idée du film ?

Merci ! Honnêtement, l’idée est venue de plusieurs sources. En 2020, j’ai participé au défi One Take Super 8 et j’ai travaillé avec Mandeep Sodhi, qui a fini par tenir le rôle principal dans le film. Je me souviens de l’avoir regardé en me disant : « Mon doux, mon père aurait tellement aimé avoir un fils comme lui. »

À peu près à la même époque, j’ai vécu une rupture difficile et mon père m’a emmené prendre le petit-déjeuner le jour de mon anniversaire. J’ai éclaté en sanglots au restaurant et il n’arrêtait pas de me répéter : « Ne pleure pas. Sois fort. » C’est une phrase qui m’est restée en tête.

Ces bribes de vécu sont devenues les premières lignes du court-métrage. Devant les réactions du public, je me suis dit : « Bon, à quoi ressemblerait la version long-métrage ? » Une grande partie du film est tirée de ma propre vie. J’ai habité chez mes parents jusqu’à la trentaine et j’ai aidé à prendre soin de mon père. Après le décès de ma mère, il s’est beaucoup replié sur lui-même ; je l’emmenais donc au gym simplement pour le faire sortir de la maison. Parfois, il s’entraînait, mais la plupart du temps, il s’assoyait sur un banc et me regardait.

Pour une raison ou une autre, toutes ces petites choses se sont accumulées pour donner naissance à Strong Son. Il n’y a jamais vraiment eu de ligne droite menant à cette idée. C’est plutôt un amalgame de tous ces différents moments de ma vie.

 

Faire un film est un long parcours. Quel effet cela fait-il de pouvoir enfin le partager avec le public ?

Honnêtement, le chemin a été long. Après la présentation du court-métrage au TIFF en 2020, mon père est décédé environ un mois plus tard. Je savais que je voulais réaliser le long-métrage, mais je n’étais tout simplement pas prêt.

J’ai donc réalisé deux autres courts-métrages. My Son Went Quiet est né de mon deuil et explore ce silence entre pères et fils au sein des foyers sud-asiatiques. Quant à The Best, c’est en quelque sorte la suite du court-métrage original Strong Son. Ces trois films ont formé ce que j’appelle ma « trilogie du père triste », et ils ont tous fini par nourrir l’histoire du long-métrage.

Alors oui, le processus a été lent, mais je ne pense pas que j’aurais pu réaliser ce film plus tôt. Je ressens de la fierté et de la fébrilité à l’idée que le public le découvre enfin, mais pour être tout à fait franc, je suis aussi soulagé. Je porte cette histoire depuis des années, et cela fait du bien de pouvoir enfin tourner la page, de laisser les gens la regarder, puis de me demander : « Bon, et maintenant ? »

Quelle a été l’expérience la plus manitobaine lors de la production de ce film ?

Honnêtement, ce qu’il y a eu de plus manitobain, c’est de voir à quel point les gens ont répondu présents. Nous avons tourné dans une foule de lieux publics, et les passants s’approchaient pour nous demander : « Qu’est-ce que vous filmez ? Qu’est-ce qui se passe ? » Ce n’était jamais dérangeant, ils étaient simplement curieux et voulaient nous encourager.

Un autre moment fort a été notre collaboration avec la Winnipeg Pro Wrestling. L’organisation a carrément mis sur pied un vrai spectacle de lutte pour nous. Quelques centaines d’adeptes de lutte se sont déplacés, ont applaudi comme des fous et sont restés tout au long du tournage de la scène. C’était incroyable. Il y a aussi tous ces lieux locaux, comme le Brickhouse Gym, Modern Electric et le West End Cultural Centre. Des connaissances ont accepté de nous prêter main-forte avant même de savoir ce que ce film allait devenir ou qu’il finirait par être présenté en première au TIFF.

C’est bien vrai que le Manitoba peut parfois avoir une ambiance de village. Dès que l’on entend dire que quelqu’un se lance dans un projet intéressant, tout le monde répond présent. Cela m’a rappelé à quel point j’ai de la chance de pouvoir réaliser des films ici.

Quel a été le plus grand obstacle à la réalisation du projet ?

Le plus grand obstacle a été de comprendre quel film j’étais en train de réaliser après le décès de mon père. Je savais qu’il y avait là une histoire à raconter, mais j’ignorais quelle forme elle devait prendre.

Pendant un certain temps, j’ai pensé que ce serait un film de type road trip, où un père et un fils se rendent à une compétition de culturisme. Finalement, j’ai réalisé que le sujet n’était pas du tout le culturisme. C’était plutôt une histoire de santé mentale, de deuil et de soins pour les autres. Il m’a fallu quelques années pour le comprendre.

L’autre défi de taille a été de trouver Amrit, qui incarne le père. Environ une semaine avant le début du tournage, nous avons perdu notre artiste initial et il a fallu se réorganiser en urgence. C’est ici, à Winnipeg, que nous avons trouvé Amrit. À 83 ans, il n’avait aucune expérience de jeu et vit avec une cécité légale. Le personnage n’avait pas été écrit ainsi ; alors soudainement, il a fallu repenser notre façon de filmer certaines scènes et de gérer les axes de regard. Pourtant, sa performance a apporté une telle authenticité au personnage que je ne pourrais plus imaginer le film autrement. Enfin, je dirais que le dernier obstacle, c’était probablement moi. Je me demandais constamment si le projet était à la hauteur pour faire honneur à mon père. Cette pression était particulièrement lourde à porter.

 

Tu travailles avec un grand nombre d’artistes et de membres d’équipe de production du Manitoba. Comment décris-tu cette expérience ?

Collaborer avec les artistes et les membres d’équipe de production du Manitoba m’a permis d’être fidèle à moi-même. J’étais entouré de personnes qui me connaissent et avec qui je peux être moi-même.

Comme il s’agit d’un film très personnel sur la famille, le deuil et la santé mentale, la présence de gens qui me comprenaient, et qui savaient déceler les moments où j’avais besoin d’une pause, a été d’une très grande importance.

Au fil des ans, j’ai touché à presque tous les domaines, de l’éclairage à la machinerie, en passant par la caméra, l’assistance à la réalisation, la production et la direction artistique. Revenir aujourd’hui en tant que réalisateur et retrouver bon nombre de ces mêmes collègues est un moment privilégié.

J’ai la chance de pouvoir réaliser des films avec mes amis, tout simplement. Nous travaillons fort, mais nous rions beaucoup aussi. Pour moi, le cinéma n’a jamais vraiment été synonyme de travail, et pouvoir exercer ce métier ici, entouré de personnes que je respecte et qui me tiennent à cœur, est un sentiment extraordinaire.

 

Que représente ce projet pour toi ?

D’une certaine manière, cela permet à mon père de continuer à vivre. Sa voix résonne dans le film, et sa présence a été au cœur même de la genèse de ce projet.

Mes deux parents étant partis, j’ai toujours eu cette étrange peur qu’on finisse par les oublier. Après le décès de ma mère, je me souviens m’être demandé qui allait se souvenir d’elle. Et j’ai pensé la même chose pour mon père. Je crois donc qu’en réalisant ces films, j’ai cherché d’une certaine façon à garder une petite partie d’eux ici, le plus longtemps possible.

Mais honnêtement, ce film signifie aussi que je peux enfin prendre une grande respiration et aller de l’avant. J’ai l’impression de ne pas avoir respiré sans stress depuis environ deux ans. J’ai réalisé le film, j’ai été sélectionné par le festival de mon choix, et je peux maintenant enfin le présenter au public.

J’espère simplement que le public, en sortant de la salle, pensera que le voyage en valait la peine. Et avec un peu de chance, je pourrai ressentir cela moi aussi.

 

Découvrez l’horaire complet des projections de Strong Son au TIFF ici. MFM est fière d’avoir soutenu ce projet dans le cadre du Programme de financement pour la production de longs-métrages.

Suivez Ian sur Instagram pour rester à l’affût des actualités sur Strong Son et ses prochains projets.


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Rich Kid, tourné au Manitoba en 2023, est maintenant offert en continu sur Apple TV.

Récents ajouts à la Manitoba Documentary Archive : Spirit Sands, du réalisateur John Whiteway et The Road To Here - The Errol "C-Weed" Ranville Story des réalisateurs Kevin Nikkel et Hanwakan Whitecloud.


Camryn Dewar, past recipient of Indigenous: IMPACT funding

Pour en savoir plus : les programmes de financement de la musique de MFM

Nous offrons une série de programmes de financement de la musique afin de soutenir la croissance de l’industrie musicale impressionnante du Manitoba. La création musicale est à la fois une démarche artistique et un moteur économique dont l’élan peut être freiné par des contraintes budgétaires. C’est là que nous intervenons, en appuyant la communauté de l’interprétation et de la production musicale et les entreprises de la musique d’ici, grâce à une gamme de programmes de financement.

Les programmes Promotion et Spectacles, dont le dépôt se fait en continu, restent ouverts aux demandes.

Deux autres programmes (IMPACT autochtone et Production — enregistrement) comportent des dates limites imminentes :

 

IMPACT autochtone

De quoi il s’agit : le programme IMPACT autochtone (Incubateur de musique pour l’audio, le contenu et les tournées) est un programme de financement et de mentorat visant à appuyer les artistes autochtones de la relève établis au Manitoba dans le lancement de projets musicaux variés et le développement de leur carrière.

Qu’arrive-t-il si la demande est acceptée : les personnes sélectionnées recevront une subvention (jusqu’à 5 000 $ dans le cadre du volet 1 et 10 000 $ dans le cadre du volet 2) et feront équipe avec une mentore ou un mentor autochtone. Ce jumelage permettra de guider l’artiste dans la réalisation des objectifs définis dans sa demande, qu’il s’agisse de création de contenus, d’enregistrement, de production vidéo, de spectacles en salle ou de la promotion d’une nouvelle sortie d’album.

Date limite : le 12 novembre 2026 à 17 h

Séance d’information IMPACT : le 8 octobre dans le cadre de la série d’ateliers Music Works de Manitoba Music. Détails à venir.

Apprenez-en davantage sur le programme IMPACT autochtone.

 

Production — programme pour l’enregistrement

De quoi il s’agit : ce programme vise à soutenir l’enregistrement et la production de musique créée par les artistes ou les producteurs de musique du Manitoba. Il finance toutes les étapes d’un projet, de la maquette initiale à l’album complet.

Les projets admissibles : Les projets d’enregistrement musical viables sur le plan commercial. Vous croyez au potentiel radio de votre projet ou à son succès sur les plateformes de diffusion en continu ? Ce programme est pour vous.

Date limite : le 17 septembre 2026 à 17 h

*Vous avez des questions concernant notre programme de financement Production pour l’enregistrement musical ? Participez à notre séance d’information en ligne « aux heures de bureau » le 4 septembre à 12 h pour obtenir des réponses à toutes vos questions. Que vous en soyez à votre première demande ou que vous ayez déjà postulé et souhaitiez obtenir des conseils pour optimiser votre dossier, cette rencontre est pour vous !

Découvrez comment soumettre vos questions à l’avance et obtenez le lien d’accès Zoom ici.

Apprenez-en davantage sur le programme Production.

 

Si vous avez un projet en tête, le moment est peut-être venu de vous lancer. Remplissez votre demande dès aujourd’hui !


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Nouveautés musicales à découvrir : Ami Cheon - aries baby (EP), Virgo Rising - Bug Me (simple)

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Vitrine promotionnelle de Manitoba Music à la Folk Canada Conference : date limite d’inscription le 3 septembre

Retour dans le passé ! McLaren Furnace Room, l’album de 1992 du groupe The Watchmen, est en nomination pour le Prix du patrimoine Polaris de la famille Slaight


Programmes de MFM

Musique — le programme Production : date limite le 17 septembre

Musique — le programme Production (artistes de l’extérieur de la province) : date limite le 17 septembre

Musique — le programme IMPACT autochtone : date limite le 12 novembre

Musique — le programme Promotion : ouvert aux demandes

Musique — le programme Spectacles : ouvert aux demandes

Programmes de financement cinématographique et télévisuel : ouverts aux demandes


Possibilités de partenariat

Assemblée générale annuelle d’On Screen Manitoba : le 23 septembre

Occasion de prestation : Festival du Voyageur — date limite de dépôt des candidatures le 31 août

Téléfilm Canada lance une consultation sectorielle dans le cadre de l’élaboration de son Plan stratégique 2027-2030. Répondez au sondage d’ici le 13 septembre.

La conférence Alberta Music Cities à Calgary : du 29 septembre au 1er octobre (profitez de 25 % de rabais avec ce code : MCC_OR_Alberta)

Participez au Sondage national sur la préparation du secteur culturel à l’intelligence artificielle du ministère du Patrimoine canadien. Le sondage est accessible jusqu’au 15 septembre et remplir le questionnaire prend environ dix minutes.

 


Coup de projecteur

La série The Diabetic Kitchen, produite par Karen Tusa et diffusée sur Bell Fibe TV1, a été renouvelée pour une deuxième saison. Suivez également la première saison partout au Canada sur YES TV dès le 1er septembre !