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Chèr·es ami·es et collègues,

Le retour du beau temps (finalement !) est un réel plaisir, tout comme la belle dynamique qui anime nos industries en ce moment.

Nous avons pris des nouvelles de la Manitoba Documentary Archive qui poursuit sa lancé et compte désormais 27 films, 3 310 abonné·es et plus de 320 000 visionnements depuis son lancement il y a six mois. Parmi les nouveaux films à découvrir : Closing Time: The Vanishing Prairie Beverage Room et Going - Remembering Winnipeg Movie Theatres.

Le film réalisé au Manitoba A. Rimbaud dépeint la vie du poète français Arthur Rimbaud en utilisant des instruments de musique pour incarner les autres personnages de son existence. Actuellement à l’affiche du cinéma Roxy Theatre à New York, l’œuvre suscite l’enthousiasme général des critiques. MFM est fière d’avoir soutenu ce film unique.

Le festival TD Winnipeg international Jazz Festival commence dans quelques semaines (du 16 au 21 juin). N’oubliez pas de jeter un coup d’œil à la programmation et d’obtenir vos billets.

Le Winnipeg Free Press a récemment proposé un survol de projets cinématographiques et télévisuels tournés dans la région. C’est un plaisir de voir la richesse et la variété de tout ce travail ainsi regroupé en un seul endroit. Lisez l’article ici.

Les talents du Manitoba s’empareront de la scène lors du Banff World Media Festival du 14 au 17 juin ! Si vous y participez, assurez-vous d’explorer les séances animées par des conférencier·ères du Manitoba, qui mettront en valeur l’industrie de l’écran de notre province.

À bientôt !

De la part de l’équipe chez MFM


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Coup d’œil sur la série documentaire musicale Dash Jam, créée par Jaimz et Karen Asmundson

Dash Jam est une série documentaire célébrant la diversité et le talent de la communauté musicale de Winnipeg. Au fil des 13 épisodes, des musicien·nes d’ici sont interviewé·es sillonnant les rues en voiture, offrant des conversations spontanées et un portrait unique de la scène musicale vibrante de la ville. La série fera ses débuts à la cinémathèque Dave Barber le 12 juin.

La série a été créée par Jaimz et Karen Asmundson. Décédé au milieu de la production, Jaimz était un cinéaste et musicien talentueux, qui occupait le poste de directeur de la programmation de la cinémathèque Dave Barber.

MFM est fière d’avoir soutenu le projet par l’entremise du Programme de subvention pour les cinéastes en début de carrière.

Nous avons parlé avec Karen de la création et de l’aboutissement de la série, et sur la manière dont elle est devenue un hommage à son mari.

D’où est venue l’idée de la série ?

La genèse de la série Dash Jam est un voyage en soi, étroitement liée au rapport que Jaimz entretient avec les transports. Quand j’ai rencontré Jaimz, son horizon géographique était très restreint, limité au centre-ville et à Wolseley, et ça lui convenait parfaitement. Il se déplaçait uniquement en bus ou à pied. C’est là que j’ai fait irruption dans sa vie. Mon côté hippie-punk à vélo a fini par déteindre sur lui, et il s’est peu à peu mis au cyclisme. On lui a trouvé ce vélo rouge et je lui ai appris à en faire. Il avait 21 ans. Quinze ans plus tard, Jaimz et moi avions monté notre groupe de musique Ghost Twin et nous faisions pas mal de tournées. Jaimz n’avait jamais appris à conduire, alors c’est toujours moi qui prenais le volant. Je crois que c’est quelque part sur la longue route entre Sudbury et Ottawa que Jaimz s’est tourné vers moi en disant : « Ce n’est pas juste, n’est-ce pas ? » Je lui ai donné raison. C’est à ce moment-là qu’il a juré d’apprendre à conduire. Ça a pris du temps, mais il a tenu sa parole. Il a ensuite acheté sa première voiture. Il l’adorait et aimait bricoler dessus comme un mécanicien amateur. Il a installé un écran tactile et l’a personnalisé pour qu’on puisse regarder des cassettes VHS.

[Éventuellement] l’idée de Dash Jam est venue à Jaimz. C’était un moyen de transformer sa voiture en plateau de tournage et de connecter avec la scène musicale locale. Ça lui donnait aussi l’occasion de bricoler sa voiture et de brancher des synthétiseurs sur le système audio. C’était une idée ludique et captivante qui permettait à Jaimz de concilier ses multiples passions.

Pourquoi ce choix de mettre en scène des musiciens ?

L’idée de mettre en avant des musiciens vient de notre propre expérience en tournées avec Ghost Twin. La façon dont cette « proximité forcée » dans l’espace restreint d’une voiture pendant des heures peut susciter des discussions très intéressantes. Comme Jaimz était lui-même musicien, il avait des histoires vécues à partager pour amorcer le dialogue. Et le fait de jouer avec les synthétiseurs ajoutait une dimension supplémentaire à l’expérience, en donnant aux musiciens de quoi occuper leurs mains et stimuler leur créativité.

Si j’ai bien compris, il a fallu quelques années pour donner vie à ce projet. À quoi a ressemblé ce parcours ?

J’étais en marge de Dash Jam pendant sa phase initiale de production, même si j’ai prêté main-forte sur quelques épisodes. Notamment celui où j’étais l’invitée, puis un autre, plus tard, où Jaimz m’a demandé de mener l’entrevue de Sam Sarty de Living Hour. Par la suite, Jaimz a fait de son mieux pour monter les épisodes, mais il n’avait pas anticipé l’impact de la pandémie sur sa vie et son rythme de travail. Malgré ses efforts, il n’a pas pu terminer tout le montage avant son décès soudain en 2024.

En fait, c’est à ce moment-là que débute mon histoire avec Dash Jam. Quand Jaimz est parti, je me suis sentie tellement perdue. La série était l’une des rares choses qui m’apportaient de la stabilité. Je savais qu’elle était très unique, importante, et qu’il fallait la partager.

Comment avez-vous fait pour prendre le rôle de productrice sur ce projet ?

J’ai appelé Ryan Simmons, qui avait collaboré avec Jaimz sur la phase de production, et nous avons mis en place un plan d’action. Ryan a fait des transcriptions écrites de tout le piétage pour qu’on puisse cartographier la structure du montage. J’ai tout visionné et j’ai isolé les meilleurs passages, ceux qui semblaient les meilleurs pour former une conversation fluide. Nous avons ensuite confié ces textes de montage et le piétage à des amis monteurs de talent, dont Marc Greene et Craig Guiboche.

J’ai aussi appris le montage, ce qui a été une aventure en soi. J’ai suivi une formation au Winnipeg Film Group sur DaVinci Resolve et j’ai été acceptée dans le programme de mentorat Deep Dive de Film Training Manitoba (en partenariat avec Doc Manitoba). J’ai été surprise de voir à quel point j’aime le montage ! Je ne m’attendais pas du tout à apprendre ça un jour, car j’ai partagé la vie d’un monteur professionnel pendant 20 ans. Ça ne m’avait donc jamais semblé nécessaire… jusqu’à ce qu’il ne soit plus là. Alison Hain, qui faisait aussi partie des invités de Dash Jam (et qui m’a aussi aidé à remonter Ghost Twin avec Pat Short), m’a donné un coup de main sur une partie de la postproduction audio, et j’en ai aussi fait une partie moi-même. Il a fallu près de deux ans pour achever l’ensemble des épisodes, mais le projet a fini par aboutir.

Quel épisode vous a le plus étonnée ?

Les deux qui m’ont le plus surpris sont ceux avec Venetian Snares (Aaron Funk) et avec Mutable Body (Alison Hain). Je me souviens qu’après avoir interviewé Aaron, Jaimz s’était un peu plaint. Il craignait qu’Aaron n’ait pas aimé répondre aux questions et se demandait si les images seraient utilisables. En me plongeant dans le montage, j’ai découvert que l’entrevue était absolument géniale, pleine de moments percutants et hilarants. Ce fut un vrai bonheur à assembler. L’entrevue avec Alison a été montée par Craig Guiboche, qui a un talent incroyable. Elle rendait parfaitement justice à la profondeur d’Alison, à sa présence apaisante et à sa maîtrise phénoménale des synthétiseurs et des logiciels de musique. J’avais rencontré Alison quelques années auparavant, mais on s’était un peu perdues de vue. Découvrir cet épisode m’a donné envie d’aller voir la prochaine performance Mutable Body d’Alison. Cela m’a ensuite poussée à demander de l’aide pour des problèmes de logiciels musicaux que je rencontrais, et c’est ainsi qu’Alison a fini par m’aider à remonter Ghost Twin en 2025. C’est incroyable de voir comment la vie relie parfois les points d’elle-même.

Regardez l’intégralité de la série en direct :

 

Cinémathèque Dave Barber

Le 12 juin à 18 h

Apprenez-en plus sur cet événement et obtenez vos billets ici.

 

La série sera diffusée au cours des prochains mois sur YouTube.  


Encore plus à découvrir :

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Six personnes du Manitoba sont sélectionnées dans le cadre du programme CBC New Indigenous Voices

Produit par Black Film Space Manitoba et réalisé par Chris Sharpe, Cool Sweepings sera présenté en première le 6 juin à Winnipeg.

Félicitations aux talents du Manitoba qui participeront au programme de mentorat 2026 de Shine Network.


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CTRL Space Records s’exprime sur le financement du programme Croissance de MFM

Le programme Croissance de MFM est conçu pour encourager la croissance et le développement d’entreprises de musique locales en offrant un soutien financier pour les coûts associés à l’augmentation de la capacité productive, à l’amélioration des compétences au sein de l’industrie et au développement des infrastructures.

Nous souhaitons soutenir les entreprises qui se consacrent à la création de musique exceptionnelle.

CTRL Space Records compte parmi les récents bénéficiaires du financement Croissance, qu’elle a utilisé pour faire grandir son entreprise.

« Le programme Croissance de MFM nous a offert l’assise financière nécessaire pour propulser CTRL Space Records à un autre niveau », a expliqué Derek Benjamin de CTRL Space Records.

Au cours de la dernière année, CTRL Space Records a emménagé dans de nouveaux locaux et a élargi son offre de services. L’équipe se réjouit de disposer de plus d’espace pour accueillir des projets collaboratifs porteurs, comme des camps d’écriture, et d’offrir un véritable « quartier général » à ses partenaires. Récemment, l’entreprise a également commencé à agir à titre d’agence de gestion de licences, s’efforçant de placer de la musique locale dans des productions commerciales et des films.

Toute cette croissance s’accompagne toutefois de coûts supplémentaires. M. Benjamin explique : « Nous avons utilisé le financement du programme Croissance pour couvrir les coûts d’exploitation pendant notre expansion et, surtout, pour investir dans le développement d’un logiciel sur mesure afin de gérer notre catalogue et d’assurer le suivi des redevances. En fin de compte, la subvention n’a pas seulement apporté de la stabilité, elle a modernisé notre infrastructure, nous permettant ainsi de soutenir et de faire grandir notre bassin d’artistes. »

Invité à donner des conseils sur le processus de demande du programme Croissance, M. Benjamin a partagé ceci : « Mon meilleur conseil est de définir vos objectifs d’affaires avec une clarté et une précision absolue. Les bailleurs de fonds s’attendent à des évaluations réalistes et ils ont besoin de voir que vous maîtrisez votre marché, vos coûts et vos échéanciers… Les jurys investissent autant dans votre rigueur de travail que dans votre vision, vous devez donc démontrer que vous avez déjà un certain élan. »

Le programme Croissance de MFM accepte actuellement les demandes. La date limite pour déposer une demande est le 18 juin.


Encore plus à découvrir :

Nouveautés musicales : « Man of McGill» de Neighbour Andy, «B2B » de YSN Fab, « Jacob » de Sam Singer

L’édition 2026 du TD Winnipeg International Jazz Festival — du 16 au 21 juin

Découvrez l’événement New Music Night de Manitoba Music — le 11 juin


Programmes de MFM

Musique — le programme Croissance : date limite le 18 juin

Musique — le programme Promotion : ouvert aux demandes

Musique — le programme Spectacles : ouvert aux demandes 

Musique — le programme Production : date limite le 17 septembre

Musique — le programme Production (artistes de l’extérieur de la province) : date limite le 17 septembre

Programmes de financement cinématographique et télévisuel : ouverts aux demandes


Possibilités de partenariat

Le festival Manitoba Emerging Filmmakers Festival : du 29 au 31 mai

Les nouveaux programmes de Téléfilm Canada : le Programme d’initiatives de développement de carrière et le Programme d’initiatives de promotion de l’industrie.


Coup de projecteur

MFM est heureuse d’annoncer son partenariat avec le Bureau de l’écran autochtone (BEA) pour lancer le Fonds du court-métrage autochtone du Manitoba. Cette nouvelle initiative permettra d’attribuer une subvention allant jusqu’à 20 000 $ à trois équipes de cinéastes du Manitoba afin de produire un court-métrage. Ce fonds vise à amplifier les voix uniques des conteur·euses autochtones et des talents créatifs des Prairies, tout en contribuant au développement professionnel des scénaristes, réalisateur·trices, et producteur·trices émergent·es et en milieu de carrière.